Le Berger Australien

baLe berger australien est une race de chien de berger. La Fédération cynologique internationale l’a enregistré sous le nom de australian shepherd, comme une race reconnue provisoirement depuis 1996 et définitivement depuis juin 2007. Son standard est attribué aux États-Unis avec une modification concernant la queue pour les standards européens.

Histoire

Malgré son nom, il n’est pas originaire d’Australie, mais du Pays basque et il se serait développé en Amérique du Nord. Les Basques, peuple de pasteurs, avaient des chiens ressemblant beaucoup au Berger Australien, depuis des centaines d’années. Beaucoup de basques ont émigré vers d’autres régions à la recherche d’un emploi, emmenant leurs chiens avec eux. Certains sont partis vers l’Australie, pays connu pour ses élevages de moutons et sa production de laine. Les compétences de ces pasteurs et de leurs chiens y furent très appréciées. Vers les années 1900, certains ont emmigrés d’Australie vers les États-Unis (et notamment Californie) emmenant avec eux leurs chiens et leurs moutons. Les fermiers américains ont alors développé cette race, immédiatement appréciée pour son agilité. Comme ce chien arrivait d’Australie, ils l’ont nommé australian sheperd dog (ou australian shepherd), souvent abrégé en aussie tel qu’on le surnomme aujourd’hui. La race revient en France dans les années 1980 et la société centrale canine reconnait son standard provisoire en 1996 puis officiellement en 2007. De nos jours, c’est un chien qui est toujours très utilisé aux États-Unis pour la conduite des troupeaux, notamment ovins. En France, la race se développe et en 2000 on comptait plus de 1 700 individus recensés.

Il existe 4 couleurs de robe chez le berger Australien: Noir Tricolore (robe noire avec panachures blanches et feu) Bleu merle (gêne de « merling », qui dissout une partie de la couleur noire et qui donne une impression de tacheté argenté ; par chien bleu merle on entend en réalité avec blanc et feu. Rouge Tricolore (robe rouge (marron en termes profane), plus ou moins soutenue, avec panachures blanches et feu)

Couleurs

20150111 Jeth 009Il existe 4 couleurs de robe chez le berger Australien: Noir Tricolore (robe noire avec panachures blanches et feu) Bleu merle (gêne de « merling », qui dissout une partie de la couleur noire et qui donne une impression de tacheté argenté ; par chien bleu merle on entend en réalité avec blanc et feu. Rouge Tricolore (robe rouge (marron en termes profane), plus ou moins soutenue, avec panachures blanches et feu) Rouge merle (gêne de « merling », qui dissout une partie de la couleur rouge, c’est-à-dire marron) et qui donne une impression de tacheté rosé ; par chien rouge merle on entend en réalité avec blanc et feu

En plus de ces coloris qui représente 99 % des robes en France, il existe également des robes particulières et rares : 4 robes identiques aux précédentes SANS blanc 4 robes identiques aux précédentes SANS feu

Ces 8 robes précédentes s’appellent bicolore. 4 robes identiques aux précédentes SANS blanc NI feu (ex-le noir seul est appelé zain ou le rouge seul est appelé marron).

L’accouplement de deux parents « merles » (qu’ils soient rouge merle ou bleu merle) a pour potentialité la naissance de chiots avec de graves soucis de santé ; c’est-à-dire cécité et/ou surdité. En effet le gène « merle » est dominant et létal à l’état homozygote. Ce mariage est déconseillé par le club de race officiel de la SCC. L’accouplement doit être précédé de contrôle des parents : Au minimum, tests oculaires et radiologiques de la dysplasie de la hanche et des coudes. La race est peu touchée par ces affections et le restera pour peu que les éleveurs occasionnels ou professionnels continuent ces tests et écartent de la reproduction les sujets atteints.

Caractère

Le berger australien est un chien vif, très adapté aux maîtres sportifs et reconnu pour sa rapidité. Ces qualités en font un chien très adapté à la conduite des troupeaux (bovins, ovins, à plumes, etc.) ou à des disciplines sportives comme le cani-cross ou l’agility, ainsi que pour le cavage ou bien la fouille de décombres. C’est aussi un chien sociable, qui tolère très bien ses congénères et s’adapte bien à une vie en famille avec des enfants. Il s’agit d’un chien très attachant à déconseiller à des acheteurs d’un premier chien. C’est un chien très affectueux, et même parfois envahissant (il déteste la solitude), une fois qu’il a bien compris qui détenait l’autorité. À déconseiller aux personnes trop sédentaires, car il a besoin de beaucoup d’activité physique pour être heureux, c’est-à-dire que déambuler dans un jardin aussi grand soit-il ne l’amuse guère, au contraire d’accompagner son maître dans ses activités sportives : trail running, ski de fond, VTT, équitation avec des programmes de plusieurs dizaines de kilomètres par semaine, pour lesquels il est vraiment adapté.

Santé

Plusieurs problèmes de santé peuvent toucher le berger australien, notamment des problèmes de dos, de hanches et des tares oculaires. La race est également concernée par des problèmes d’épilepsie. Des études ont démontré qu’un mariage merle x merle donnera 25 % de chiots risquant de naître aveugles et/ou sourds ou de le devenir ( le « blanc envahissant » est à l’origine d’une dégénérescence des vaisseaux sanguins irriguant rétine et cochlée).

Mortalité

En 1998, une enquête internet réalisée sur 614 bergers australiens a estimé leur espérance de vie moyenne à 12 ans et demi, cependant ce chiffre pourrait baisser à l’avenir : selon une autre étude réalisée au Royaume-Uni en 2004, l’espérance de vie se situerait plutôt autour de 9 ans, mais les témoignages recueillis ne concernaient que 22 chiens.

La durée de vie moyenne de chiens de races de taille similaire au berger australien se situe entre 11 et 13 ans. De ce fait, si l’on part du principe que les résultats de l’étude faite au Royaume-Uni ne sont pas représentatifs de l’ensemble de la population, l’espérance de vie de l’aussie concorderait avec celle de chiens de même taille. Les principales causes de décès répertoriées dans l’étude réalisée au Royaume-Uni étaient le cancer (32 %), plusieurs causes réunies (18 %), et la vieillesse (14%).

Maladies

Une enquête réalisée sur 48 chiens a permis d’identifier les problèmes de santé les plus fréquemment constatés par les propriétaires : il s’agit de tares oculaires comme l’œil rouge, l’épiphora, la conjonctivite ou les cataractes4. Les problèmes dermatologiques et respiratoires sont également répandus. L’anomalie de l’œil du colley (AOC) et les cataractes sont deux vraies sources d’inquiétude pour les amoureux de la race. On peut également citer le colobome irien, la dysplasie de la hanche, l’anomalie de Pelger-Huet, l’hypothyroïdie, et les dermatites nasales liées aux radiations solaires (appelées aussi « nez de colley »). Avant de penser à la reproduction, il est préférable de réaliser des radios de dépistage de la dysplasie du coude et de la hanche, et de faire les tests ADN qui permettront de déterminer si le chien est concerné par la mutation du gène MDR1, par la cataracte héréditaire, ou par l’AOC. Parmi les examens effectués devraient aussi figurer ceux qui diagnostiqueront une éventuelle anomalie de la thyroïde, ou une autre des tares oculaires présentes chez l’aussie, comme le colobome, l’atrophie progressive de la rétine (APR), ou la dysplasie rétinienne. Certains bergers australiens peuvent subir une mutation du gène MDR1. Celle-ci ne concerne pas que l’aussie, mais touche également le colley, le berger allemand et d’autres races de chiens de berger. Pour les chiens atteints de cette mutation certains anti-parasitaires comme l’Ivermectine, ainsi que d’autres médicaments, sont toxiques. Il existe des tests qui permettent désormais de savoir si le chien est porteur de cette mutation ou non9.

Double merle

Il arrive que certains chiots naissent « double merles », ou merles homozygotes, lorsque l’éleveur réalise un mariage merle x merle, et que les petits héritent du gène merle (le gène merle est dominant) de chacun de leurs parents. En général la couleur dominante des chiens double merle est le blanc, et ils sont susceptibles de développer des troubles de la vision et de l’audition, du fait de la présence de deux copies du gène merle. Les merles homozygotes peuvent naître sourds, aveugles, développer un colobome irien ou une microphtalmie. Les merles homozygotes ne sont pas tous sujets à ce genre de problèmes, mais la plupart n’y échappent pas, ce qui rend le sujet du mariage merle x merle très délicat. Les éleveurs choisissent soit d’euthanasier les chiots présentant un blanc envahissant, soit, dans le cas d’éleveurs peu compétents, de les vendre comme des aussies « rares », sans prendre la peine de prévenir le client des risques éventuels que cela implique au niveau de la santé de l’animal. Une grande partie des chiens vendus ainsi finissent dans des refuges, au vu du peu de préparation de la famille face à la charge que représente un animal sourd et/ou aveugle. Cependant, ces chiens peuvent faire de formidables chiens de famille lorsqu’ils sont confiés à des maîtres prêts à prendre en charge leurs besoins si particuliers. Le terme « lethal white » est utilisé à tort lorsque l’on fait référence aux bergers australiens nés double merles : il s’agit en réalité d’un terme propre au syndrome du blanc létal qui touche les chevaux. Il est également possible et assez fréquent d’avoir des petits avec du blanc envahissant nés d’un mariage merle/tricolore; le blanc envahissant n’est pas l’apanage de mariage merle/merle! il faut donc bien sélectionner les chiots à la naissance.

Divers

050890L’ASCA (Australian Shepherd Club of America) fut fondé en 1957 pour promouvoir la race. Le National Stock Dog Registry devint le registre officiel de la race, jusqu’à ce que l’ASCA prenne le relai en 1972. L’ASCA rédigea un standard de la race en 1975, décrivant les critères d’aspect et de morphologie qui définissent les bergers australiens (la conformité au standard). Cela permit de standardiser le type et d’uniformiser la race. Aux États-Unis, l’American Kennel Club a longtemps été le principal registre des chiens de pure race. Beaucoup d’éleveurs de bergers australiens reprochèrent cependant à l’AKC d’accorder trop d’importance à la conformité au standard de race plutôt qu’aux performances, c’est pourquoi l’ASCA refusa de joindre le club. Certains éleveurs intéressés par les avantages proposés par l’AKC quittèrent l’ASCA pour créer leur propre club, qu’ils nommèrent the United States Australian Shepherd Association. Ces derniers rédigèrent leur propre standard de la race, et joignirent l’AKC en 1993. En 2007, la Fédération Cynologique Internationale permit à la race de participer aux concours internationaux, et la classa race numéro 342 dans le groupe 1 « Chiens de berger et de bouvier ». On peut d’ailleurs noter la participation d’un berger australien de Lettonie aux championnats du monde d’agility de la Fédération Cynologique Internationale à Helsinki (Finlande) en 2008. Suite à la création du berger australien miniature, les éleveurs de l’Ouest des États-Unis travaillent aujourd’hui à la création d’une version encore plus petite de la race, appelée berger australien toy. Les mâles de cette nouvelle race pèsent de 5,5 à 7 kg. Les conséquences génétiques de l’élevage de bergers australiens mesurant le quart de leur taille standard n’ont pas encore été étudiées. La plupart des éleveurs et maîtres de bergers australiens mini et toy considèrent que leurs chiens appartiennent à des races distinctes, mais d’autres les considèrent comme des versions miniatures d’une seule et même race. En revanche, L’ASCA et l’AKC considèrent ces variétés comme des races à part entière.

Sources : Wikipédia

Entretien

Le pelage

Le Berger Australien est un chien « auto nettoyant ». Un simple coup de brosse une fois par semaine est suffisant. Même l’hiver quand il y a de la boue, vous laissez sécher et elle tombe toute seule. La seule période ou un pansage plus fréquent est nécessaire c’est pendant la mue, pour aider le sous-poil à s’évacuer. Le poil doit être droit ou ondulé, il faut éviter les noeuds, surtout dans et derrière les oreilles et derrière les coudes. Les bains ne seront donnés qu’une ou deux fois par an avec un shampooing spécial chien : le pH de la peau du chien est différent de celui de la peau humaine. En le lavant trop souvent et/ou avec des produits inadaptés, on risque de détruire la couche de sébum qui protège la peau et créer des maladies de peau. Un bon coup de brosse est fortement conseillé avant le bain, pour aider au lavage et éliminer les poils morts pour ne pas qu’ils bouchent vos canalisations. Attention à la température extérieure quand vous donnez un bain et pensez aussi au temps que va mettre votre chien à sécher avant de le laver. Il serait inconscient de le laver juste avant sa sortie du soir au mois de janvier !

Les Yeux

Les yeux de votre chien ne doivent pas être gonflés, larmoyant ou suintant. Leur état sera vérifié quotidiennement d’un simple coup d’oeil, lors d’une caresse ou d’un câlin. Une fois par semaine, essuyer les yeux avec un coton ou une compresse imbibée de sérum physiologique. En cas de léger écoulement ou gonflement, répéter cette opération et ne pas hésiter à insérer du sérum physiologique dans l’oeil pour le drainer : un grain de poussière s’est peu être logé sous une paupière, surtout par période de vent. En cas de doute, de suintement ou de saignement, vous devez emmener votre chien chez le vétérinaire rapidement. Comme pour nous, il ne faut pas frotter la paupière pour ne pas abîmer la cornée.

Les oreilles

Les oreilles tombantes du Berger Australien sont un avantage et un inconvénient. En effet, elles protègent assez bien les conduits auditifs des éléments extérieurs. Mais c’est aussi leur défaut, puisque, du même coup, les corps étrangers qui auraient réussi à s’y faufiler, s’y retrouvent coincés. Le cérumen peut également avoir du mal à s’évacuer. Une oreille saine ne doit pas faire mal au chien, ne doit pas être chaude ou gonflée, et les conduits auditifs doivent être propres. Un éventuel tatouage doit être lisible. Comme pour les yeux, un petit contrôle quotidien suffit, et un bon nettoyage avec un coton humide tous les 10 jours. Une vrai vérification doit être faite après chaque balade dans des herbes hautes. En cas de douleur ou gonflement anormal, consultez le vétérinaire.

La bouche

La bouche est une des parties du chien qui ne nécessitent pratiquement pas d’entretien : elle doit être saine, les dents blanches, les muqueuses roses. Mis à part d’éventuelles blessures (dont nous traiterons les soins au chapitre 3), le seul ennemi des dents est le tartre : il peut provoquer une mauvaise haleine, une inflammation des gencives et le déchaussement des dents. Si vous donner à votre chien une alimentation sèche (croquettes), des os à mastiquer et/ou vous lui brossez régulièrement les dents, la formation du tartre sera limitée. Dans certains cas, le vétérinaire peut procéder à un détartrage sous anesthésie générale. Attention à ne pas laisser votre chien jouer avec des cailloux car c’est comme ça qu’il se casse facilement les dents.

Les pieds

Dans la plupart des cas, l’entretien des pieds se limite à couper les poils qui dépassent entre les coussinets et couper les griffes trop longues. Il faut néanmoins vérifier régulièrement qu’il n’y ai pas de corps étrangers entre les doigts. Pour la taille des ongles, il faut faire attention de ne pas couper trop court. En cas de doute, demander à votre vétérinaire de vous le faire ou de vous expliquer.

Toilettage

Tout sur le toilettage sur le site de Crystal Lake

Présentation vidéo de l’aussie

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